16 décembre 2006

le luberon

c'est d'un pas guilleret, et pardonnez l'expression mais avec l'aisance d'un pet glissant sur une toile cirée que je me suis dirigé vers la gare de Lyon hier pour fuir un peu paris.
bonheur, le train etait à l'heure, la premiere est toujours aussi austere avec son lot de cadres sup et ce petit air professionel, d' aspect a peu pres aussi detendu que la ficelle d'un string qu'aurait revetu Maïté....
enfin point trop de critique puisqu' il faudra bien que je m'y mette moi aussi, a la sinistrose, si je veux me fondre dans la masse des travailleurs.
a ce sujet, j'ai encore rencontré un garçon gentil comme tout. parisien de naissance il m'a proposé de m'aider en me briefant sur comment travailler a paris, trouver du travail...tout ca quoi....tout ce qui n'est pas inné chez moi et qui semble l'etre pour beaucoup....bref il a mis son sens pratique a ma disposition.
gentil comme tout, il m'a meme fait un calin parce que j'avais froid..... calinou existe.
bon cela dit le pauvre cheri il n'est pas au courant que j'ai toujours froid.... d'ailleurs je me demande si ma desertion de la realité ne l'a pas un peu destabilisé, je n'ai pas de nouvelle...
que sera......sera.
suivez mon regard...http://youtube.com/watch?v=R1bkCka-9h4
voila, l'ambiance du luberon en ce moment est tout à fait à mon image, des vallées brumeuses figées par l'hiver, je tapotte enroulé dans une etole en attendant l'heure du diner et mon entrée de vamp... bonsoir, ravi de vous connaitre, je suis Emilien l'ami de P....petite blague...je hausse l'epaule gauche je tourne la tete du meme coté,je regarde en l'air je souris le plus niaisement possible, je dis oui...je joue mon role. trois citations, des regards en douce à la personalité la plus forte, l'ego, la seduction, fadaises.
a l'opposé, a une table, un homme qui me plait...intouchable...comme d'habitude...autant que moi.
je boirai un peu beaucoup, je finirai dans mon bain en ecoutant glenn gould, j'aurai un de ces moments de beatitude que l'alcool facilite, j'aurai chaud, la tete vide je serai bien, hors de moi meme, hors du temps.
pour l'ambiance j'ai l'impression de me retrouver dans un roman de simone de beauvoir, genre les belles images...
calinou ou es tu?
bon, tout ca n'est pas si grave, la neurasthenie de noel ca me connait, ca part comme ca vient, pour l'instant c'est la quoi, mais j'ai connu pire, ou je m'ignorais plus peut etre.
en attendant je vais gouter un peu les plaisir de la campagne en hiver....dommage je n'ai pas pris de wagner.

Posté par Emilientours à 20:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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